tsahal qu'est ce que c'est?

tsahal qu'est ce que c'est?
Les Forces de défense d'Israël (en hébreu:צבא הגנה לישראל-Tsva Haganah Le-Israel, souvent abrégé en צהל-Tsahal) sont l'armée d'Israël, officiellement fondée en 1948, en remplacement et en amélioration (en termes de prestige, de rigueur, d'organisation et de qualité d'équipement militaire) des organisations armées antérieures, dont la principale était la Haganah.

Le terme Tsahal est le surnom donné par les Israéliens à leur armée, conférant ainsi à l'institution militaire une proximité quasi familière dans la vie de tout un peuple.


Commandement
Longtemps commandée par des généraux issus des corps "terriens" et en particulier du corps blindé mécanisé, un aviateur, le général Dan Halutz a succédé en août 2005 au général Moshe Yaalon, un parachutiste, en tant que chef d'état-major de l'armée.

Cette nomination marque la reconnaissance de l'évolution de Tsahal et de l'importance stratégique prise par l'armée de l'air avec ses avions, ses hélicoptères, ses drones, ses forces spéciales, et du travail accompli contre le terrorisme sous des formes inédites d'actions — assassinats ciblés — plus économes de la vie des soldats israéliens que les formes traditionnelles terrestres.


Évolution
Tsahal, en 2005, apparaît toujours comme une armée d'élite, soudée à la population israélienne et formée de combattants très motivés, équipés des meilleures technologies militaires et capables de tenir en respect toute la région du proche-Orient, cependant, depuis 1987 et la première intifada palestinienne, elle vit une profonde mutation, due, d'une part, aux débats de la société israélienne partagée entre un camp de la paix et un camp défendant une ligne plus dure, et d'autre part à une nouvelle statégie politique et diplomatique, favorisant une recherche de la profondeur stratégique, donnant plus d'importance à l'armée de l'air et à la marine.

La nomination, en août 2005, d'un ami proche d'Ariel Sharon, le général d'aviation Dan Halutz en tant que chef d'état-major de l'armée, marque le début d'une évolution stratégique de grande importance de Tsahal. Il a pour ambition :

de réduire les effectifs pléthoriques — 631 500 personnes —, en réduisant le temps de conscription, actuellement de 3 ans pour les garçons et de deux ans pour les filles, auxquels s'ajoutent un mois de réserve par an ;
de rajeunir le corps des généraux ;
de réformer la formation des jeunes officiers, jugée insuffisante, en particulier mieux les préparer à intervenir dans des situations complexes de crises ;
de créer un corps de sous-officiers ;
de modifier les grands commandements territoriaux, en "interarmisant" ;
de renforcer la culture de projection de Tsahal ;
d'intégrer l'armée israélienne dans des modes d'actions multinationaux

# Posté le samedi 04 mars 2006 15:55

Modifié le samedi 04 mars 2006 16:39

sayeret matkal

sayeret matkal
L'unité Sayeret Matkal, ou Unité de reconnaissance de l'état major, est un groupe d'élite de l'armée israélienne, souvent comparée à la Delta Force américaine ou aux SAS britanniques.

Elle a mené quelques unes des missions les plus difficiles de l'armée israélienne, notamment la libération de 106 passagers pris en otage par des Palestiniens à l'aéroport d'Entebbe en Ouganda en 1976.

Le 27 juin, le vol Air France 139, un airbus A300, venant de Tel-Aviv en Israel et transportant 244 passagers et 12 membres d'équipages décolle de Athènes en Grèce, pour rejoindre Paris en France. Peu après le décollage à 12h30, le vol est détourné par quatre terroristes. Le preneurs d'otages, deux du Front populaire de Libération de la Palestine et deux allemands de la fraction armée rouge, aussi connue sous le nom de bande à Baader, prennent le commandement de l'avion, et le détournent vers Benghazi en Libye. Là, il reste au sol pendant 7 heures pour réapprovisionner en carburant, et pour relacher 1 femme otage; puis redécolle et arrive à 3h15 à l'aéroport international d'Entebbe en Ouganda.

A Entebbe, les quatre preneurs d'otages sont rejoints par trois autres terroristes, et obtiennent le soutien par les forces pro-palestiniennes du président Ougandais, Idi Amin Dada. Les terroristes étaient commandés par Wilfried Böse (et non pas, comme il est dit parfois, par Ilich Ramírez Sánchez dit "Carlos"). Ils demandent la libération de 40 palestiniens emprisonnés en Israel et de 13 autres detenus au Kenya, France, Suisse et Allemagne.

Les passagers étaient retenus en otages dans le hall de transit du vieux terminal de l'aéroport international d'Entebbe. Les preneurs d'otages, qui demandaient la libération de prisonniers palestiniens par Israel, relachent un grand nombre d'otages, ne gardant seulement que les israeliens et les juifs, qui sont menacés de mort si Israel n'accède pas à leur demande.

Malgré l'annonce par les preneurs d'otages que l'équipage et les passagers non-Israeliens/non-juifs seraient relachés et mis dans un autre avion d'Air France envoyé à Entebbe dans ce but, le capitaine du vol 139 Michel Bacos annonça aux pirates de l'air que tous les passagers, y compris ceux qui restaient, étaient sous sa responsabilité, et qu'il ne les abandonnerait pas. Tout l'équipage resta sur place. Une religieuse française refusa aussi de partir, et insista pour qu'un des otages restant prit sa place, mais a été mise de force dans l'avion d'Air France par les soldats ougandais.
Le gouvernement d'Israel refusait de négocier avec les preneurs d'otages. Ils décidèrent plutôt d'entreprendre une action militaire de secours pour liberer les otages restants. Après plusieurs jours passés à collecter des renseignements et à planifier l'opération, quatre avions de transport Hercules C-130 de l'armée de l'air israélienne décollent secretement d'Israel et atterrirent à l'aéroport d'Entebbe sans être reperé par le controle aérien ougandais. Ils étaient suivis par un avion avec des équipements médicaux, qui atterrit à l'aéroport international de Jomo Kenyatta à Nairobi au Kenya.

Une centaine de soldat, incluant les membres du commando d'élite Sayeret Matkal, et probablement quelques hommes du Mossad sont envoyés à Entebbe, avec le soutien du gouvernement kenyan, alors adversaire du régime d'Idi Amin Dada.

Les forces israeliennes atterrirent une heure avant minuit, avec les portes des avions cargo déjà ouvertes. Une Mercedes noire accompagnée d'une Land-Rover sont employées pour détourner les soupçons, conduites par les soldats israeliens de l'avions jusqu'au terminal: Elles étaient pretées par des civils israéliens, et apparemment repeintes en noir pour le raid, étant entendu qu'elles seraient retournées au propriétaire avec leur couleur d'origine.

Les aiguilleurs du ciel ougandais ont été apparemment confondus par ce stratagème, si bien qu'ils laissèrent la Mercedes et la Land Rover approcher du terminal. Les otages étaient assis dans le hall principal du batiment, directement adjacent à la voie de roulage. Les israeliens jaillirent alors de leurs véhicules et jaillerent brusquement dans le terminal en craint: "A terre! A terre" en hébreu. Un otage courut alors au devant du commando, et est abbattu. Trois pirates de l'air dans le bâtiment ont alors visé les troupes israéliennes avec leurs armes et ont été abattus. Un autre saldat demanda en hébreu: "où sont les autres?" en parlant apparemment des terroristes. Les otages désignèrent la porte adjacente. Les soldats israéliens dégoupillèrent alors leurs grenades à main, défoncèrent la porte et les lancèrent à l'intérieur de la pièce. Après les explosions, les troupes sont entrées dans la pièce et tuent les trois preneurs d'otages, complètement assommés par l'explosion. Les Israéliens retournèrent alors à leur avion et ont commencé à embarquer les otages à bord. Quelques soldats ougandais commençèrent alors à leur tirer dessus depuis le toit de l'aéroport, tuant deux otages. Les israéliens répliquèrent sans subir plus de pertes dans leurs rangs et finirent ainsi l'embarquement. On a dit que c'est à ce moment là que le commandant de l'opération, Jonathan Netanyahu, a été tué. Mais dans son livre appelé Entebbe: un moment défini du terrorisme, Iddo Netanyahu a dit que Jopnathan était sur le point d'entrer dans le terminal quand il a été tué par une rafale de AK-47. Il aurait alors donné l'ordre d'évacuer les otages avant qu'on s'occupe de ses blessures. Il mourut alors qu'il était en train d'être évacué dans le C-130.

Le raid dura environ une trentaine de minutes et six preneurs d'otages furent tués. Un otage fut tués par les forces israéliennesThe raid lasted only about thirty minutes and six hijackers were killed. sur 103 otages, 3 moururent. On a spéculé sur le fait que les forces israeliennes aient capturé des preneurs d'otages, mais il n'y eut jamais de confirmation sur ce point. Le Colonel Netanyah a été le seul militaire israélien tué durant le raid. Un total de 45 ougandais furent tués durant le raid, et les avions de combat ougandais entreposés sur la piste furent détruits. Les otages furent transportés après les combats en Israel via Nairobi.

Dora Bloch, une otage de 75 ans, était à l'hopital de Kampala lors du raid israélien, admise à la suite du choc émotionnel de la prise d'otage. C'est là qu'elle mourut. En Avril 1987, Henry Kyemba, alors ministre ougandais de la santé, a raconté à la commission ougandaise des droits de l'homme que Dora Bloch a été extraite de l'hopital et tuée par deux officiers de l'armée suivant les ordres d'Amin Dada. Ses restes furent recuperés en 1979 à la suite de la guerre entre la Tanzanie et l'Ouganda qui a précipité la fin du dictateur



Ehud Barak et Benjamin Netanyahu, deux anciens Premiers ministres israéliens, ont servi dans cette unité.

Depuis le début, il y a plus de trois ans, de la deuxième intifada, le groupe a participé à plusieurs opérations de capture d'activistes palestiniens.

pour rentrer dans le sayeret matkal il faut 20 mois d'entrainement

# Posté le samedi 04 mars 2006 16:09

Modifié le samedi 04 mars 2006 16:38

le krav maga

le krav maga
Les Origines du Krav Maga.

Avant 1948, l' Etat d'Israël n'existait pas. La dernière fois que le monde a entendu parler de celui-ci, c'est en l'an 70 avant J-C quand les légions romaines sous le commandement du Général Titus écrasèrent brutalement la révolte juive en dispersant la majorité de la population juive à travers l'Empire Romain et en renommant cette nation Palestine (mot latin qui désigne les anciens ennemis d'Israël). Aujourd'hui cela représente la Bande de Gaza et la région de Tel Aviv.

Bien qu'habitant la terre Sainte depuis 1932 ans, les Juifs ont toujours été en conflit avec les puissances étrangères : Bysantins, Arabes, Croisés, à nouveau Arabes et Ottomans. L'Empire Ottoman (1300-1918) règna sur les Juifs et les Arabes de la région jusqu'à sa propre défaite lors de la 1ère guerre mondiale et l'entrée en vigueur du mandat britanique de 1919. La même année, les Juifs formèrent un groupe armé secret nommé "Haganah" (terme hébreu pour défense) afin de répondre au conflit permanent avec les gangs arabes et anticipativement à la création d'un Etat Juif comme promis par les Britaniques lors de la déclaration de Balfour. Malgré la popularité du mouvement Sioniste et l'accroissement de l'immigration juive, la fondation de l'Etat connut un lent développement.

Les pouvoirs coloniaux autorisèrent la police locale à former une unité d'élite appelée "Notrim" (Gardes) pour défendre les postes isolés d'agriculteurs juifs contre les marraudeurs arabes et pour calmer les émeutes raciales dans les centres urbains.

Bien qu'elle eut du succès pour la défense des petits avant-postes, la «Notrim» ne fut pas efficace pour stopper les émeutes meurtrières et pour poursuivre l'ennemi derrière ses lignes. Yitzhak Sadeh, officier du "Haganah" considéré comme le père des forces spéciales israéliennes comprit les points faibles des unités policières et forma une nouvelle unité armée appelée "Nodedot" (Vagabonds).

Quand la 2ème guerre mondiale fit à nouveau entrer les forces britaniques en conflit, le besoin d'une source fiable de fuel devint crucial. Néanmoins, ce flux était menacé par les troupes allemandes avançant vers l'Est de l' Afrique du nord et par de nombreuses tribus arabes ouvertement alliées aux nazis. Hésitant au départ, les britaniques se tournèrent à nouveau vers les combattants juifs et formèrent les premières unités des Forces Spéciales Isréliennes officielles le 14 mai 1941. Elles furent connues sous le nom de "Pal'mach" (acronyme de Plugot Machatz signifiant Peloton de frappe).

Le nombre originel de personnes admises dans la «Pal'mach» pour être entraînées sous supervision britanique était de 1000 mais la "Haganah" dépassa ces prérogatives et entraîna environ 3000 hommes afin de préparer une future armée juive pouvant être utilisée après la guerre.

L' entraînement que reçurent les commandos de la "Pal' mach" était appelé "Kapap" (acronyme pour "Krav Panim I' Panim" ou Combat face à face). Le "Kapap" n'était pas un système unique, mais un mélange d'entraînement physique rigoureux, d'entraînement au tir, aux explosifs, aux communications radio ainsi qu'à la survie, aux premiers secours et aux langues étrangères. Le combat à mains nues était une combinaison de techniques de combats occidentaux comme la boxe, la lutte gréco-romaine et de techniques britaniques standards de couteau et de bâton. A ce moment, il n'y avait pas de mot unique ou de terme utilisé pour la self-défense : "Kapap" était un terme englobant la totalité du programme.

Les trois brigades de combat "Pal'mach" assistèrent les Britaniques dans une série de missions au Liban, en Syrie, en Jordanie et dans les Balkans. La fin de la guerre sonna également la fin de la coopération entre Juifs et Britaniques. Les premiers espérant que les seconds tiendraient leur promesse de leur donner un territoire. Lorsqu' ils se rendirent compte que ce ne serait pas le cas, la "Palmach" employa des méthodes de guerilla contre les militaires britaniques et leurs installations policières. Il y eu aussi des attaques terroristes conduites par les groupuscules juifs "Stern Gang" et "Irgun", mais celles-ci furent condamnées par la "Haganah".

Les Nations Unies qui venaient d'être créées savaient qu'il ne s'agissait que d'une question de temps avant qu' un conflit total n'embrase la région. Elles intervinrent donc dans le partage de la région : un Etat Juif sur le côté ouest du Jourdan et un Etat Arabe sur le côté est (la Jordanie actuelle). Dès le départ des Britaniques, les Juifs déclarèrent leur indépendance le 14 mai 1948. Quelques heures plus tard, les forces de Jordanie, du Liban, de l'Irak, de l'Egypte, de la Syrie et de Palestine attaquèrent le jeune Etat d'Israël. La "Haganah", étant à présent une force officielle, se retrouva face à son plus grand combat et fut rebâptisé "Tzava Haganah Le' Yisraël" (IDF : Armée de Défense d' Israël). A travers leur guerre d'indépendance, les Israéliens ne réussirent pas uniquement à survivre mais formèrent une des forces militaires les plus respectées.

En 1949, la "Pal'mach" fut démantelée pour des raisons politiques mais en 1953, l' IDF (Israéli Defense Force) crée une nouvelle force nommée "Unité 101" commandée par le Major Ariel Sharon, le Premier Ministre actuel. Ses tâches étaient d'infiltrer les lignes ennemies et de lancer des raids. Copiées sur le modèle de la "Pal'mach", les techniques de combat de cette unité étaient toujours connues sous le nom de "Kapap".

Remportant un grand succès durant ses six premiers mois d'existence, le rôle de cette unité fut accru et elle fut incorporée au 890ème Parachutiste sous le nom "Unité 202".

En 1957, une unité ultra-secrète "Sayeret Mat' kal" (Unité 216) fut créée par l'officier des services secrets, Avraham Aran, qui la modela d'après le "SAS" britanique. En 1970, cette unité connu une gloire mondiale suite à une série d'opérations anti-terroristes spectaculaires, la plus célèbre étant "Thunderball" les 3 et 4 juillet 1976. Lors de celle-ci, les opérateurs israéliens se rendirent en Ouganda pour secourir 103 otages de terroristes allemands et palestiniens.

Construites sur le modèles de "Unité 101", "Unité 202", "Sayeret Mat' kal" et d' autres comandos d'élite, de nombreuses unités spécialisées furent créées par les Israéliens pour s'occuper de l'état de guerre permanent :
"Ha Kommando Ha' Yami" (idem Navy Seal)
"Mitsta' aravim" (unité déguisée en Arabes)
"Sayeret Tzanhanim" (Airborne)
"Sayeret Golani" (unité de combat en montagne)
"Sayeret Egoz" (Forces Spéciales)
"Yamam" (unité paramilitaire policière de contre-terrorisme) ...

Au sein de l'IDF, les Forces Spéciales avaient le monopole de l'entraînement aux arts martiaux. Le "Kapap" devint le "Lochama Zehira" (micro combat) dans les années '70. Le système incluait une variété de compétences militaires ainsi que le combat à mains nues. Mais avec Israël sous le joug constant de ses voisins arabes, d'autres unités régulières eurent besoin de formation à ce type de combat. Ce qui mena à la création d'une méthode de combat pragmatique.

La naissance du Krav Maga.

Dans les années '80, pour préparer les soldats au combat et leur inculquer un «esprit guerrier», l'IDF créa un programme d'entraînement accéléré appelé "Krav Maga" (combat contact).

Les Forces Spéciales israéliennes continuèrent à se référer à leur propre types de techniques de combat en le nommant "Kapap ou Lochama Zehira" pour le distinguer du Krav Maga.

Le Jiujitsu et le Judo furent les premiers arts martiaux asiatiques introduits au sein de l' IDF par les instructeurs de "Kapap" : Moni Aizik et Imi Lichtenfeld. Ensuite, Dennis Hanover avec d'autres instructeurs des Forces Spéciales comme le Lieutenant Colonel Chaim Pe'er aidèrent à poser les fondations du Krav Maga actuel. Dans les années '80, un juif d'origine française, André Zeitun, enseigne la Boxe Thaï aux militaires influençant ainsi de nombreux coups de pieds utilisés par le système d'aujourd' hui.

Le Krav Maga est un système hybride qui encourage les étudiants à être agressifs et à mettre la pression dans le combat. Il inclut des coups de poings puissants, des coups de coudes, des coups de genoux issus de la Boxe Thaï, des coups de pieds bas, de la lutte, des défenses et des désarmements contre couteaux, armes de poing et d'épaule et de nombreux exercices développant la condition physique.

Le concept originel du Krav Maga était d'absorber tout art martial utile en y puisant ses techniques les plus efficaces et en les enseignant rapidement et efficacement.

Le Krav Maga et ses dérivés.

A la fin des années '80, le Krav Maga était aussi enseigné au civils israéliens.
En Israël, chacun sert dans l'armée et donc la majorité de population est exposée à la guerre.

Le nom de cet art martial devint tellement commun qu'il commença à être utilisé de manière générique en Israël comme le terme Karaté l'est aux USA. Des styles différents commencèrent à surgir un peu partout.

Au début des années '90, tout le monde prétendait être un maître de Krav Maga ou une ceinture noire 10ème dan.

Certains instructeurs du Krav Maga originel (Dennis Hanover par ex.) furent tellement fatigués d'entendre des gens proclamer que leur Krav Maga était la "vraie version enseignée aux unités d' élite" qu'il supprimèrent le terme Krav Maga de leur vocabulaire. Hanover finit par appeler son art martial "Hisardut" (survie) et l'enseigna aux Forces Spéciales sous ce nouveau nom.

Avec l'aide de ses fils, Guy et Yaron, il donna également des cours aux civils. Une de leurs plus grandes réussites fut d'avoir enseigné à la prestigieuse "Lochama Be' Terror" (Ecole Militaire Israélienne de Contre-Terrorisme).

Au vu de tous les prétendants à la pérennité du Krav Maga, des instructeurs vétérans ressentirent le besoin de codifier ce qui était ou n'était pas le "pur" Krav Maga. Plusieurs organisations se développèrent : la Krav Maga Association, la Krav Maga Federation, la Krav Maga Union, l'Israeli Krav Maga, l'Intrenational Krav Maga Federation, le Krav Magen (dirigé par Eli Avikzar), etc. Il y a quelques années, le "Wingate Institut", une institution sportive israélienne réputée, prétendit avoirs les droits exclusifs du Krav Maga pour tous les problèmes de licence ou de curriculum. Bien qu'il ait récemment perdu son procès, il est actuellement en appel auprès de la Cour Suprême Israélienne. De nombreux membres de la communauté militaire sont choqués de la tentative du Wingate Institut pour prendre le contrôle du nom "Krav Maga".

Depuis la commercialisation du "Krav Maga" et du «Hisardut» en Israël, il y a eu un mouvement visant à s'éloigner de ces termes. De nombreuses unités d'élite de l'armée se réfèrent toujours à leur combat à mains nues sous l'appellation "Kapap". Mais un nouveau terme a aussi vu le jour dans la communauté anti-terroriste : "Lotar" (dérivé de l'école "Lochama be' terror"). Tous les instructeurs "Kapap" et "Lotar" sont des instructeurs "Krav Maga" dans l' armée mais l'inverse n'est pas vrai.

De nombreux enseignants se nomment maintenant "Madrich Le' Chima" (instructeur de combat) . Même la police israélienne a changé et appelle à présent ses tactiques de défense "Haganah Atmit".

En plus des aptitudes de combat du Krav Maga, le "Kapap", et le "Lotar" comprennent des techniques de projections face à des terroristes, des techniques d'assassinats, l'étude des points vitaux et une nouvelle composante : l'entraînement sous pression, qui se réfère à un entraînement physique et psychologique visant à améliorer la résistance au stress du combat.

# Posté le samedi 04 mars 2006 16:52

Modifié le samedi 04 mars 2006 17:03

m-16 l'arme de base de tsahal

m-16 l'arme de base de tsahal
Historique
Issu d'un développement difficile, il s'agit de la version militaire de l'AR-15, un fusil achevé par Armalite en 1958. La fiablilité et la précision de la première version étaient insuffisantes et Armalite revendit les brevets de l'arme à la firme Colt qui reçut une commande de 8000 armes à livrer aux forces du Strategic Air Command en 1960. Les services de recherche de l'armée américaine en achetèrent 1000 de plus en 1962 et les distribuèrent à des fins de test aux forces sud vietnamiennes. L'expérience se solda par quelques rapports enthousiastes qui débouchèrent en 1963 sur la commande de 85000 unités pour équiper l'armée de terre sous la désignation XM16E1 et de 19000 armes supplémentaires pour l'armée de l'air sous la désignation M16. Le M16 fut officiellement adopté par l'armée de l'air américaine en 1964 puis en 1967 par l'armée de terre. Colt reçut une commande de 850000 unités en 1966.

La véritable innovation qu'il a apporté est l'utilisation d'une munition de petit calibre sur une idée des services de recherche de l'armée américaine. Armalite développa une munition puissante de calibre .22, soit 5,6 mm environ. Dérivée de la cartouche de chasse .222 Remington et .222 Remington Magnum, elle fut nommée .222 Remington Special puis .223 Remington ou 5.56x45 mm en désignation métrique. L'armée américaine adopta finalement cette munition, constituée de plomb chemisé, sous le nom de M193. Jusqu'alors, la munition utilisée pour ses fusils était la 7,62 OTAN, une munition puissante, à la fois encombrante et produisant un recul trop important pour permettre un tir automatique confortable depuis une arme d'épaule. Le bloc soviétique était alors équipé de l'AK-47, arme d'une puissance moindre mais qui en définitive correspondait mieux aux exigences réelles du combat. La nouvelle munition développée pour le M16 permettait aux soldats d'emmener plus de cartouches en opération et de bénéficier d'une arme polyvalente présentant une portée, une précision et une puissance aussi adéquates que celles de l'AK-47. Cette munition devint rapidement le standard de l'OTAN sous la désignation 5,56mm OTAN à partir de 1980.

Évolution de l'arme
Si la munition a constitué un indéniable succès, la première version du M16 (M16A1) présentait de nombreux défauts, sa relative complexité constituant sans doute son principal handicap. Les premiers exemplaires envoyés au Vietnam possédaient un cache-flamme qui dispersait une partie des gaz directement vers le sol ce qui pouvait soulever un nuage de poussière en tir couché. Celui-ci incommodait le tireur et le rendait plus facilement repérable par l'ennemi. Un autre souci rencontré sur le terrain fut lié à la poudre utilisée dans les cartouches. Lors de la mise au point du fusil, les cartouches utilisées comprenaient une poudre de haute qualité laissant très peu de résidus. Les besoins importants en temps de guerre amenèrent les fabricants à employer une poudre de moindre qualité laissant un résidu qui lubrifiait l'arme quand elle était chaude, celle-ci avait alors tendance à s'emballer et à chauffer jusqu'à rupture d'une pièce. Lors du refroidissement le résidu durcissait, bloquant complètement le mécanisme. Cette poudre présentait également une courbe de pression plus aiguë que celle de la version initiale ce qui diminuait la précision et mettait le mécanisme à rude épreuve. Le phénomène fut d'autant plus sensible que Colt présentait le M16 comme une arme ne nécessitant que peu d'entretien et la livrait sans kit de nettoyage.

Entre 1967 et 1970, le M16 fut doté d'un canon et d'une culasse chromés pour faciliter l'entretien. Des kits de nettoyages furent distribués, l'arme fut même modifiée pour permettre de ranger le kit dans sa crosse. Le M16 fut également doté de chargeurs de 30 coups comme l'AK-47.

À la fin des années 1970 FN Herstal proposa, pour la mitrailleuse légère Minimi, une version améliorée de la 5.56 OTAN nommée SS109 (adoptée sous le nom de M855 dans l'armée américaine), qui est aujourd'hui le standard de l'OTAN et dont le corps contient de l'acier afin d'améliorer certaines de ses caractéristiques balistiques ainsi que son pouvoir perforant. Elle rend toutefois nécessaire un pas de rayures de canon différent (1 tour tous les 7 pouces) de celui utilisé pour la .223 Remington (1 tour tous les 12 pouces). Certains constructeurs ont pris le parti de rayer les canons à raison de 1 tour pour 9 pouces afin d'offrir une précision décente avec les deux munitions.

En 1981 Colt présenta un fusil adapté à la SS109 et doté d'un canon plus lourd que la première version du M16. L'arme fut adoptée par les Marines en 1983 sous la désignation de M16A2 dont le chargeur est devenu le standard STANAG de l'OTAN. L'armée de terre l'adopta à son tour en 1985. FN Herstal obtînt le contrat de production des M16 en 1988. En 1994 le M16A3 et le M16A4 furent également adoptés. Le M16A4 est identique au M16A2 à l'exception des organes de visée dont le profil est réduit et qui sont dotés d'un rail standard permettant d'y adjoindre diverses lunettes de visée. Le M16A3, dispose de ce même rail mais est également capable de tirer des rafales de 3 coups.

Le M16A2 est désormais une arme dépourvue de défauts de jeunesse. Elle reste d'une conception classique et a connu de nombreuses adaptations, des versions à canon court et crosse télescopique dénommé M-4, une version à canon lourd munie d'une lunette pour le tir de précision à moyenne portée, une version dotée d'un lance-grenade M203.

Depuis 1988, c'est la filiale nord-américaine de la société Belge FN Herstal qui produit les M-16A4.

Plus de 8 millions d'exemplaires des diverses versions on été produits.

Caractéristiques du M16A1
Calibre : 5.56x45mm (.223 Remington, M193)
Longueur : 98,6cm
Longueur du canon : 50,8cm
Poids non chargé : 2,89kg
Poids chargé (30 coups) : 3,6kg
Capacité : 20 ou 30 coups
Cadence de tir : 650-750 coups par minute
Vitesse initiale : 945 m/s

# Posté le samedi 04 mars 2006 17:55

le mossad

le mossad
Institut du renseignement et
des opérations spéciales
En hébreu, Ha-Mossad Lé-Modiin ou-lé Tafkidim Méyouh'adim.
Le Mossad a la responsabilité de l'ensemble des activités du renseignement, des opérations clandestines et de la lutte anti-terroriste. Ses priorités sont la surveillance des nations et des organisations arabes à travers le monde. Mais, le Mossad agit aussi dans le cadre de mouvements clandestins juifs en Syrie, en Iran ainsi qu'en Ethiopie. Ses agents sont aussi localisés dans les anciens pays du bloc communiste, dans les pays occidentaux et aux Nations Unies.
Ses quartiers généraux sont basés à Tel-Aviv. Actuellement, cette agence dispose d'environ 1200 employés. L'identité du chef du service est censé rester secrète, mais en Mars 1996 le gouvernement israélien annonça la nomination du Général Danny Yatom, remplaçant Shabtaï Shavit.


LES ORIGINES

D'abord connu sous le nom d' "INSTITUT CENTRAL POUR LE RENSEIGNEMENT ET LA SECURITE", le Mossad voit le jour le 01 Avril 1951 sur l'initiative du Premier Ministre d'alors, David BEN GOURION, qui fixe à la nouvelle agence sa directive prioritaire : "Pour notre Etat qui depuis sa création ne cesse d'être assiéger par ses ennemies, le renseignement constitue la première ligne de défense [...] nous devons apprendre à analyser ce qui se passe autour de nous".



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LA STRUCTURE

Le Mossad se compose de 8 divisions, mais le détail de l'organisation interne de l'agence reste obscur.

La Division de l'Information est la plus importante. Elle a la responsabilité des opérations d'espionnage, à travers ses antennes officielles ou clandestines à l'étranger.
Ce département se divise lui-même en bureaux, chacun d'entre eux étant responsable d'une zone géographique, des antennes qui s'y trouvent, et des agents qui y opérent.

La division des Relations Internationales s'occupe des relations et des opérations communes avec les agences des pays amis et avec les pays qui ne disposent de contacts normalisés avec l'Etat d'Israël. Dans les antennes de grande importance comme Paris, le Mossad dispose (sous le couvert de l'ambassade)de 2 responsables : l'un affilié à la division de l'Information, l'autre à celle des Relations Internationales.

La Division des Opérations Spéciales (METSADA en hébreu) conduit les opérations d'assassinat de cibles sensibles, de sabotage, paramilitaires et de guerres psychologiques.

La Division de Guerre Psychologique (Loh'ama Psichologit) comme son nom l'indique s'occupe de la guerre psychologique, de la propagande et des opérations de mystification.

La division de la Recherche est responsable de l'interprétation des renseignements. Pour cela, elle fournit un rapport rapport quotidien, un bulletin hebdomadaire et un carnet mensuel détaillé. Ce département se divise en 15 zones géographiques qui sont les Etats Unis, le Canada, l'Europe de l'Ouest, la CEI, la Chine, le continent africain, le Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie), la Lynie, l'Irak, la Jordanie, la Syrie, l'Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et l'Iran. Un bureau annexe suit l'évolution des projets d'armement des pays voisins.




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QUELQUES OPERATIONS CELEBRES
L'espion israélien le plus célébre est sans aucun contexte Eli Cohen, recruté par le Mossad dans les années 60. Ayant infiltré les plus hautes sphères du gouvernement syrien, Eli Cohen passa des informations stratégiques de premières importance à son pays pendant 2 longues années avant d'être démasqué. Malgré les protestations internationales il fût pendu sur la place publique.

Un autre agent israélien, Wolfgang Lotz, se forgea, au Caire, des amitiés avec des hauts gradés de l'armée et de la police égyptienne, obtenant ainsi des informations précises sur les sites de missiles et sur le projet de missiles-fusées développé par des scientifiques allemands. Entre 1962 et 1963, une opération d'intimidation visant les Allemands obtient un grand succès, notamment avec l'élimination de plusieurs responsables clés du projet egyptien.

L'un des autres coups d'éclat du Mossad consista à dérober 8 vedettes commandées à la France, mises sous embargo par le Général De Gaulle. C'est l'affaire des vedettes de Cherbourg de décembre 1968.

Mais la plus célébre des opérations est sans doute le kidnapping, en 1960, du criminel de guerre nazi Adolf Eichmann en Argentine, après plusieurs années de traque.

Une autre capture visa à ramener au pays, Mordechaï Vanunu qui révéla l'existence à un quotidien anglais, d'ogives nucléaires dans les sous-sol de la centrale de Dimona, en plein désert du Néguev (Sud d'Israël).

Durant les années 70 sous l'impulsion du Premier Ministre Golda Méïr, le Mossad assassina plusieurs membres du groupe teroriste Septembre Noir responsable du massacre de 12 athlètes israéliens au JO de Munich en 1972.

En Avril 1988, une unité spéciale envahit une résidence sous surveillance de Tunis et y tue Abu Jihad, bras droit de Yasser Arafat et responsable de la planification des attentats contre Israël, infligeant ainsi un sérieux coup au moral de l'OLP.

Gerald Bull, scientifique canadien, concepteur du projet de "Super Gun" (canon à très longue portée) pour l'Irak, est assasiné dans son appartement brusselois en Mars 1990, ce qui a pour effet l'abandon du prgramme

# Posté le mardi 07 mars 2006 10:40